Chronique de Rayane Partie_05

Chronique de Rayane
Partie_05






Bref, la volonté de mes parents était d’avoir des diplômes étrangers, j’ai joué aussi la carte du destin, je me suis dit que le destin m’offrait une autre carte pour me lier avec Anis, j’ai alors choisi de partir.
La réaction de Mehdi ? Personnellement, je n’ai jamais réussi à l’interpréter !
Quand je lui ai tout dit, il me répond : 
Mlih, j’aurai dû travailler pour avoir cette chance, tu es heureuse avec Anis ?
Moi : Pourquoi cette question maintenant ? 
Lui : Juste comme ça. 
Je n’étais pas prête à me poser cette question moi-même, j’ai alors détourné le sujet, j’ai oublié de quoi on a parlé et on s’est quittés. 
Pour ne pas être très lente avec les détails, les plans et le voyage et tout, je vais y aller direct là où je veux arriver.
Bref, Anis avait un appartement à Lyon où il habitait seul, pas de colocataire, je ne sais pas comment il m’a convaincu (moi qui est très méfiante, oui sra3tkom biha vous allez me dire bayen 3lik  ) à déménager avec lui, peut-être parce que c’était la seule personne que je connaissais dans ce pays étranger rempli d’étrangers …
Je me suis alors installée avec Anis, après 03 mois de mon arrivée à Lyon, 02 chambres, une cuisine, salle de bain avec WC, le salon c’était le hall de l’appartement avec banquette et télé, on s’est mis des règles strictes, essentiellement celle de respecter nos limites.
Mes parents bien sûr n’en savaient rien, à part Sihem qui était contre au départ puis qui s’est convaincu tout comme moi. 
Et normalement sans vous le dire hadi aussi, Mehdi n’était pas au courant, d’ailleurs personne n’était au courant à part Sihem, même pas mes nouveaux camarades, j’étais du genre très cachotière.
Revenons à mes parents, ils n’ont jamais envisagé de venir à cause du prix des billets, on préférait qu’on me le paye à moi et qu’ils me voient tous les deux dans notre maison à nous fel wssa3, du coup j’étais un peu à l’aise sur ce point-là, du moins c’est ce qu’ils m’avaient dit 
Sinon, la vie avec Anis c’était plutôt cool, d’ailleurs je crois que c’est ce qu’il manquait à notre relation pour qu’elle ne soit plus ennuyeuse. 
Le premier jour, c’était trop bizarre, c’était comme de parfaits étrangers mis dans la même maison, je n’ai même pas osé me montrer en pyjama 
Au bout de 4 ou 5 jours, je me suis familiarisée avec lui et son appartement, j’étais plus à l’aise, les diners à la maison en tête à tête tous les soirs, je faisais la vaisselle et lui il rangeait la table et des fois le contraire mais après ça chacun sa chambre pour rester sur les règles essentiels qu’on s’est fixés dès le départ. 
Mais les jours passent et les règles on peut dire qu’elles n’avaient plus de sens jour après jour, après 3 semaines ou un peu plus, un week end, on regardait un film d’horreur après le diner ensemble sur la banquette chacun dans un coin jusqu’à me retrouver au milieu de la banquette dans ses bras à me couvrir de bisou sur la tête, ah comment vous décrire cette sensation … 
On était un couple et les règles comme j’ai dit un peu plus haut se transgressaient, les bisous sont devenus des baisers, les câlins et les accolades étaient de coutume, jusqu’au jour, toujours sur la banquette, après un mois de collocation, les choses sont allées un peu plus loin, prise par le désir moi aussi je me suis laissée emportée et au moment propice où il allait .. Ahum..j’ai eu le déclic de la gravité de la chose irréversible que j’allais entreprendre, je le poussa violemment : NON ! Et je vais en courant dans ma chambre, je m’enferme à clé, je l’entends me suivre et devant la porte il me dit : Qu’est ce qui se passe ?! Tu as peur ?! Je comptais y’aller doucement, je sais que c’est ta première fois … Hé tu m’entends ?!

Moi en pleurant : Je … Je ne peux pas … Laisse-moi tranquille ! 
20 ou 30 secondes après, j’entends la porte claquer, il est sorti dehors, je regarde par la fenêtre, je le vois sortir du bâtiment, je vais au salon et je ramasse mes vêtements devant la banquette, comment vous décrire, je me sentais sale et je ne pouvais pas aller prendre une douche de peur qu’il revienne d’un instant à l’autre.
Je suis retournée dans ma chambre en m’enfermant, je ramassais mes affaires les mettant dans une valise et je tournais en rond guettant son retour, quelle sensation désagréable que j’avais sur le cœur !!! Je ne savais pas quoi faire le temps que le jour se lève, vers 03h 30 du matin, je l’entends rentrer, aller dans la salle de bain, puis rentrer dans sa chambre quand il ferma la porte de cette dernière…#à_suivre